Rudi, vous êtes un visage familier pour beaucoup de nos clients depuis de nombreuses années. Quand avez-vous commencé à travailler chez Rioned?

‘’J'ai commencé en septembre 2001 pour remplacer le distributeur belge avec lequel la collaboration s'était arrêtée. Le but était de pouvoir livrer directement aux utilisateurs finaux.’’

C'était il y a un bon moment. Comment s'était déroulée votre initiation à l'époque?

‘’J'ai énormément appris et j'ai reçu beaucoup de soutien de la part de mon collègue Dennis Maas. J'avais tout d'abord pensé que le monde du nettoyage des canalisations serait du gâteau pour moi grâce à mon passé chez le fournisseur de conduites Dyka Plastics. Mais en réalité, il existe une grande différence entre la livraison de conduites neuves et le nettoyage de canalisations existantes.

Au départ, Dennis m'a accompagné lors des visites chez les clients. Cela m'a permis de m'habituer au travail, et j'ai pu diriger moi-même les entretiens après un certain temps.’’

 Rudi l'été dernier, lors de la livraison d'un UrbanCombi à LNB BVBA

Le nettoyage des canalisations a-t-il beaucoup changé depuis cette époque?

‘’En Belgique, le monde du débouchage est très différent des Pays-Bas. Tout le réseau d'égouttage néerlandais est bien plus avancé que le système belge. Des réseaux séparés ont entre-temps été appliqués dans les nouveaux projets de construction, mais la route est encore longue.

Au début, c'était surtout les plombiers qui s'occupaient de cette tâche, et il y en a eu de plus en plus. Les clients qui avaient fait installer des conduites d'évacuation 10 ans plus tôt rappelaient le même plombier à la première obstruction pour y apporter une solution. Cela a donc continué de se développer, avec pour conséquence que bon nombre de plombiers en Belgique possèdent désormais leur propre activité de nettoyage de canalisations. À l'origine, ceux-ci optaient encore pour des remorques hydrocureuses car il ne s'agissait que d'un petit ajout à leur activité principale, mais depuis lors, beaucoup se sont déjà tournés vers les hydrocureurs sur cadre jugés plus pratiques. J'ai moi-même assisté à cette évolution.’’

Y a-t-il d'autres différences entre la Belgique et les Pays-Bas que vous constatez au quotidien?

‘’D'une manière générale, il est vrai que les Belges préfèrent travailler avec des Belges. Mais je dois dire que grâce à l'excellent travail du service après-vente et en particulier de Cees Scheffers, ils parviennent de mieux en mieux à apprécier le travail des Néerlandais. À un moment donné, tout le monde se tournait directement vers Cees lorsqu'une réparation ou un entretien devait être prévu. Cees est maintenant retraité, et Otto Heesbeen (technicien de maintenance en Belgique) travaille déjà chez nous depuis maintenant plusieurs années. Il est un excellent successeur, et tout fonctionne exactement de la même manière avec Otto. Il est très apprécié par notre clientèle Belge.

Tout est aussi une question de relation de confiance. En équipe, nous sommes parvenus à élargir davantage notre clientèle belge au cours des dernières années. L'association du savoir-faire du service après-vente et de mes conseils s'est avérée être une excellente combinaison pour gagner la confiance de plus en plus d'entreprises.

Au service commercial chez Rioned, on m'appelle parfois pour plaisanter ‘’le roi de l'AquaJet’’. Lorsqu'une personne m'appelle par exemple pour un CityJet, je lui demande toujours en premier lieu quel genre d'activités elle compte entreprendre avec cet appareil. Parfois, nous arrivons à la conclusion qu'ie n’est pas necessaire d’avoir d'une telle capacité, et je lui conseille alors un AquaJet, la plus petite variante qui coûte également moins cher. Les « vendeurs » diraient que je suis fou, mais j'ai aussi horreur du terme « vendeur ». Je suis un conseiller et je veux aider les clients à résoudre leur problème. C'est de cette manière que nous construisons des relations de confiance et que nos clients reviennent vers nous. Je suis aussi régulièrement contacté par de nouvelles personnes, qui me disent qu'elles ont été aiguillées vers nous par des entreprises qui figurent déjà parmi nos clients. C'est bien le plus beau compliment que l'on peut recevoir ! Et pour ces nouveaux contacts, c'est naturellement beaucoup plus convaincant si nous sommes recommandés par un utilisateur actuel que si nous prenions des grands airs. Je trouve qu'il est merveilleux de voir tous les efforts que nous avons déployés ces dernières années aussi bien récompensés.’’

Qu'est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?

‘’La collaboration avec les clients. L'opinion erronée des personnes qui sous-estiment les déboucheurs est justement ce que j'apprécie autant chez elles, et je le leur fais également ressentir. J'aime rechercher la meilleure solution. Bien entendu, je peux aussi compter sur notre usine à Tilburg et sur tous les spécialistes qui travaillent au quotidien pour fournir à nos clients des produits et des services de qualité.’’

Dominique va reprendre le flambeau. Avez-vous  déjà pu lui apprendre toutes les astuces du métier?

''Nous y travaillons encore. Une transmission de savoir étalée sur 16 ans ne se fait pas en 16 semaines, mais ce n’est pas non plus l’intention. La base doit être bonne ainsi pourra-t-il lui-même remplir son bagage sur le chemin. Chacun a ses façons différentes de travailler qui lui correspondent. Nous avons été ensemble ces dernières semaines sur la route et Dominique a également rendu déjà visite a un certain nombre de clients. A partir du mois de juin 2018 il s’envolera avec ses propres ailes.''

Et après autant d'années de bons et loyaux services, vous allez désormais pouvoir profiter de votre temps libre. Vous réjouissez-vous?

‘’Je suis très impatient, mais c'est aussi naturellement double. Durant la période à venir, je serai encore un peu assis entre deux chaises. Je ne serai retraité que cet été, mais étant donné qu'il me reste encore beaucoup de jours de congé, je serai déjà « libre » à partir de Juin. J'aimerais encore avoir une occupation, mais je ne sais pas encore exactement quoi ; j'y réfléchirai prochainement. Mon épouse m'a donné une idée, et je suis toujours en pleine réflexion à ce sujet.’’

Allons-nous tout de même vous manquer un peu ? Qu'est-ce qui va vous manquer le plus?

‘’Oui, c'est certain. Mes collègues et mes clients vont bien entendu me manquer. J'ai toujours fait mon travail avec beaucoup de dévouement, il va donc falloir que je m'y fasse. Tout au long de ces années, j'ai toujours travaillé ici avec beaucoup de plaisir.

Je pense que je vais devoir m'y habituer, et mes clients aussi. En effet, je ne les ai pas tous aussi bien « éduqués ». Je me suis moi-même aussi parfois brûlé les doigts. Pour tout ce qui concerne la Belgique, c'est moi qu' on appelle. Si une caméra doit être réparée, s'il faut régler une caméra qui a été remplacée, ou encore lorsque les clients récupèrent leur caméra remise à neuf. Au cours des premières années, j'avais encore le temps de le faire et je le faisais de bon cœur, mais cela a ensuite dépassé mes limites. Le marché a évolué considérablement, et le nombre d'appels téléphoniques et d'e-mails a décuplé.''